Cinq points seulement figuraient à l’ordre du jour. Un sixième est venu s’imposer naturellement aux élus. Il s’agit de la catastrophe majeure qui vient de frapper Haïti.
Unanimement le conseil a décidé de voter une subvention de 1000 euros pour venir en aide aux sinistrés de ce pays avec lequel la France, et la Bretagne en particulier, ont tissé des liens très nombreux. Les fonds communaux seront confiés à l’association « Champs Tiers Monde » bien connue de tous les Bégarrois.
Des 5 points à l’ordre du jour, trois seulement méritaient qu’on s’y arrête.
Le premier point traitait du recensement. Tous les foyers de Bégard vont recevoir la visite d’agents recenseurs entre le 21 janvier et le 20 février. Il faut, naturellement, leur réserver le meilleur accueil et tout mettre en œuvre pour faciliter leur travail. Il s’agit d’une opération très intéressante qui permettra de savoir dans quelques mois, combien nous sommes exactement. L’Etat dédommagera la commune à hauteur de 9696 euros. Cette dotation forfaitaire permettra de couvrir la totalité des frais générés par les opérations de recensement.
Le deuxième point présentait un nouveau plan de financement pour la construction du restaurant scolaire de Trézélan. La commune n’a pas obtenu de Dotation Globale d’Equipement de l’Etat en 2009. Elle refait une demande pour 2010 à hauteur de 80 000 euros. Nous avons adopté cette délibération. La participation de la commune de Coatascorn reste fixée à 2% (6400 euros) C’est très peu quand on sait que les enfants de Coatascorn représentent environ le 1/3 des effectifs de l’école et occupent le 1/3 des places à la cantine. Jusqu’à présent on nous avait expliqué qu’il s’agissait d’une volonté de solidarité de Bégard avec une petite commune. On ne nous avait pas précisé que la commune de Coatascorn verse chaque année une «contribution » de 128 euros par élève à la Caisse des écoles de Bégard. En définitive la solidarité de Bégard en direction de Coatascorn est nettement moins généreuse et moins altruiste qu’on avait voulu nous laisser entendre.
Le dernier rapport concernait le projet de réforme territoriale. Il s’agissait d’une délibération présentée par le président du conseil général. Nous avons voté contre cette délibération parce que le texte présenté ne reflète pas, loin s’en faut, la réalité de la situation et ne fait strictement aucune contre proposition constructive.
Le problème est très complexe mais tout le monde s’accorde à dire qu’il faut faire plus simple et plus compréhensible pour les citoyens. Dans l’Union européenne nous sommes les recordmen des niveaux de gestion (communes, communautés de communes, Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU), Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples (SIVOM), pays, Etablissement Public Foncier Régional (EPFR), régions, Etat…) Jusqu’à présent aucun gouvernement, ni de gauche, ni de droite, n’a eu le courage de saisir le problème à bras le corps. Aujourd’hui c’est fait. On ne peut que s’en réjouir même s’il reste de nombreuses interrogations légitimes sur le contenu final de la réforme.



